dimanche 19 août 2018

MT Méditation Transcendantale ayur-védique pour le maintien de la paix dans le monde

Ayurvéda
La médecine de la conscience
La méditation transcendantale est le fondement d'une approche préventive et
thérapeutique de la médecine ayur-védique. 

 

J'aborderai dans cet article les deux chapitres ci-après désignés :


  1. QU'EST-CE QUE LA MT MÉDITATION TRANSCENDANTALE 
  2. UNE SOLUTION SCIENTIFIQUE AU TERRORISME ET AUX CONFLITS

1°  QU'EST-CE QUE LA MT MÉDITATION TRANSCENDANTALE ?



À une époque où nombre de magazines vantent ses bienfaits et nous proposent une panoplie de conseils, parfois agrémentés d’encens et de musique new-age, et où foisonnent les séminaires de développement personnel avec méditation guidée, l’Ayur-Véda nous rappelle que la méditation est d’abord une expérience du silence. Un mouvement naturel et spontané de l’esprit qui se retourne sur lui-même pour faire l’expérience de sa source, de sa nature propre. Une nature qui se révèle être une source illimitée d’énergie, de créativité, de force et de joie. La vie, tout simplement !

En général, le mot méditation possède trois sens :
  • Tout d’abord, penser, avoir une activité mentale ; un flot incessant de pensées, plus ou moins organisées ou cohérentes. Tout le monde pense, c’est la base même de l’existence. (Je pense donc je suis)
  • Ensuite, dans le sens de réfléchir, de planifier, de chercher des réponses. En ce sens aussi tout le monde médite.
  • Enfin, dans le sens religieux ou spirituel du terme : prier, invoquer.
Ce dernier sens est très peu pratiqué mais toutefois plusieurs personnes ont par conséquent une mauvaise conception de la Méditation Transcendantale.
La MT n’est pas une pratique ou une croyance religieuse. Elle ne vient pas non plus en conflit avec quelque croyance ; en fait, des croyants de toutes les grandes religions pratiquent la Méditation Transcendantale partout dans le monde.
Dans la Méditation Transcendantale, le mot méditation est utilisé dans le sens général du terme, dans le sens où la MT est une simple technique mentale, une technique qui permet de développer tout le potentiel de l’esprit humain.
Quant au mot Transcendantale, il est utilisé ici dans son seul et unique sens : aller au-delà de… Nous allons au-delà des niveaux de surface de l’activité mentale, de la pensée.
La Méditation Transcendantale (MT) est une simple technique de détente, de relaxation, de développement personnel entièrement naturelle. Nous pouvons tous en faire facilement l’apprentissage quel que soit notre âge ou notre éducation ; elle n’exige aucun effort mental ou physique, aucune concentration. Même les enfants peuvent la pratiquer. 

Il faut ici saluer le travail extraordinaire effectué, depuis plus d’un demi-siècle, par Maharishi Mahesh Yogi, descendant direct de la tradition des sages védiques, pour restaurer l’Ayur-Véda et la pratique de la méditation védique. Il a été le premier à attirer l’attention des scientifiques, dès les années cinquante, sur l’importance du lien existant entre la conscience, l’esprit et le corps, et à les inviter à effectuer des recherches fondamentales sur les effets psychophysiologiques de la pratique.
La méditation védique, ou Bhâvâtit Dhyâna, connue en occident sous le nom de MT, ou Méditation Transcendante, est une technique mentale, simple et naturelle. Elle permet à l’esprit de faire l’expérience des niveaux de plus en plus subtils de la conscience pour finalement transcender, c’est-à-dire aller au-delà de toute activité mentale et faire l’expérience de la source de la pensée, la conscience pure. Atma, l’Être. Dans cet état de repos profond, de silence et de paix, la conscience individuelle est pleinement éveillée à elle-même, à sa dimension universelle. Elle est consciente d’elle-même dans sa valeur ultime, non-changeante, immuable. Elle est la totalité.

La MT est une pratique sans effort
L’expérience subjective de cet état de repos profond et d’éveil intérieur induit par la pratique de la méditation est décrite par ceux qui en font l’expérience comme étant extrêmement plaisante et bienfaisante. La technique elle-même ne demande aucun effort. On la pratique confortablement installé sur une chaise ou dans un fauteuil, pendant une vingtaine de minutes, le matin et en fin de journée. Il en résulte un état de profonde détente, dans lequel le système nerveux et le corps se débarrassent spontanément de tout ce qui bloque ou restreint leur fonctionnement normal. Le stress et les tensions accumulés s’éliminent, et le système nerveux gagne en force, en équilibre et en efficacité. Une véritable régénération du corps et de l’esprit s’opère alors naturellement, préparant l’individu à une activité plus dynamique et plus enrichissante.

Un repos plus profond que le sommeil
Le repos est le fondement de la santé, c’est la meilleure forme de prévention et la base de tout traitement. L’expérience du silence conscient fortifie le système nerveux et restaure tout naturellement l’équilibre et la vitalité, une situation propice à la guérison et au développement de la santé. Chacun sait bien que la première chose à faire quand on ne se sent pas bien, c’est de se reposer. C’est d’ailleurs le premier conseil de tout thérapeute, et de chaque mère de famille. La qualité du repos induit par la MT (un repos deux fois plus profond que le sommeil) et le fait qu’il s’agit d’un état pleinement éveillé de la conscience stimule l’évolution personnelle, renforce les résistances naturelles de l'organisme et enrichit tous les domaines de la vie. 
Comme le dit un proverbe ayur-védique : « Arroser l’arbre à sa racine, c’est le nourrir de sa base à ses rameaux les plus fins. En retour, il nous offre ses fruits ».

La recherche scientifique
« La MT éveille les réserves cachées du cerveau, des régions qui ne sont normalement pas utilisées dans les états de conscience de veille, rêve et sommeil. » Professeur Nicolai Lyubimov, Directeur de l'Institut du cerveau de l’Académie des sciences de Moscou.
Les caractéristiques neurophysiologiques et biochimiques de cet état de conscience spécifique sont si nettement distinctes de celles des trois autres états communément vécus, à savoir :
  1. l'état de veille
  2. l'état de sommeil
  3. l'état de rêve 

que les scientifiques proposent de le considérer comme le quatrième état majeur de conscience :

      4. l’état de repos éveillé


Plusieurs centaines d’études ont été réalisées dans tous les domaines, physiologique, psychologique, sociologique et écologique, et font état d’une amélioration systématique de la qualité de la vie des personnes qui pratiquent la MT. 
Pour ne citer qu’un seul chiffre : les gens qui pratiquent cette technique de méditation sont en moyenne 87% moins malades que le reste de la population.

Une étude comparative des techniques de méditation
Un rapport publié dans le numéro de mai-juin de la revue American Journal of Health Promotion, démontre sans équivoque que la MT est très nettement plus efficace que les autres techniques. L’étude porte sur des domaines aussi variés que la réduction de l’anxiété, la régularisation de la pression sanguine, la détente physique et mentale, l’actualisation de soi, la stabilité psychologique, l’expérience du bien-être, l’amélioration de la santé, ainsi que dans la diminution de la consommation de drogues, de tabac et d’alcool.
Le rapport reprend les études méta-analytiques effectuées sur 597 études portant sur quelque 20'000 sujets. Parmi les techniques étudiées : la relaxation, la Mindfulness meditation, la méthode Benson, le biofeedback, la méditation Zen, l’auto-hypnose, ainsi que d’autres techniques.
Une étude méta-analytique est une méthode permettant de comparer une vaste étendue de types de recherche et d’échelles en créant des mesures standardisées pouvant être appliquées dans toutes les études. C’est une façon de créer un dénominateur commun entre des travaux effectués dans des universités et centres de recherche de types différents. Ainsi, les résultats des recherches sur les différentes techniques de méditation peuvent-ils être comparés et une conclusion générale peut-elle être formulée.


On pourrait penser que toutes les techniques de méditation se valent, que de pratiquer une méthode de relaxation ou de méditation va efficacement réduire le stress et développer notre potentiel intérieur, mais ces études scientifiques démontrent clairement que ce n’est pas le cas.
À lire la conclusion du coordinateur de ces travaux, le Docteur Steele Belock qui est médecin, spécialiste en médecine interne et professeur à l’Ecole de Médecine de l’Université de Harvard, aux Etats-unis, il est clair qu’il y a méditation et méditation !
« Mon conseil ? Si vous êtes en quête d’une méthode de développement personnel, une technique pour méditer, vous détendre et vous éveiller, si vous souhaitez enrichir tous les aspects de votre vie, mieux vaut apprendre, auprès d’un professeur qualifié, une technique ayant fait ses preuves, même si le prix du cours est substantiel, plutôt que de passer du temps à apprendre et à pratiquer des méthodes peu sûres et dont les effets sont incertains. En clair, je vous recommande d’apprendre la MT – la technique de Méditation Transcendantale. Vous ne le regretterez pas. »

Notions élémentaires : 
Imaginons une pensée comme étant une bulle qui prend sa source quelque part au fond de l’océan. Ce n’est d’abord qu’une impulsion abstraite qui devient de plus en plus consciente avant d’éclore à la surface, au niveau de l’esprit conscient. Dès que l’on transcende ces niveaux de surface, on découvre un domaine qui est calme, illimité ; un domaine que nous appelons la source de la pensée, un domaine de conscience pure, le champ unifié de toutes les lois de la nature.




Ces niveaux plus subtils sont en même temps des niveaux de plus grande intelligence, de plus grande énergie potentielle. Tout comme la matière ou il existe un niveau perceptible de l’œil nu ; la science moderne nous démontre qu’il existe également des niveaux plus subtils, le niveau atomique, etc… Selon Maharishi Mahesh Yogi à un certain moment donné, la conscience et la matière fusionnent, ne font plus qu’une. C’est l’unité. Le champ unifié de toutes les lois de la nature.








Buts de la MT :

Diminution du stress.
A cause du rythme affairé de la vie quotidienne, il n’est souvent pas possible de se retirer dans un environnement calme. Et même si nous le pouvons, l’esprit ne parvient pas à s’apaiser de manière naturelle, du fait de l’accumulation des stress et des tensions.
Ce qui est nécessaire, c’est un moyen de développer la capacité de l’esprit à rester clair et calme, et d’utiliser tout le potentiel de celui-ci à tout moment, même au milieu de l’activité la plus mouvementée.
C’est une technique qui permet à l’esprit éveillé de se calmer et de continuer à se calmer jusqu’à ce qu’il atteigne un état parfaitement calme, recueilli ou le corps est profondément reposé et l’esprit est silencieux, sans limite, et pleinement conscient.
C’est l’état du plein potentiel de la conscience, un réservoir silencieux d’intelligence et de créativités illimitées que l’on trouve profondément à l’intérieur de l’esprit. Et ce réservoir est le même que celui trouvé à la source de l’intelligence et de la créativité illimitées, profondément à l’intérieur de la nature elle-même.

La MT permet entre autres :
a) de mieux dormir
b) de mieux résister au stress et à la maladie
c) de récupérer plus rapidement (maladie, accident, opération)
d) de réduire la pression artérielle (maladies cardio-vasculaires)
e) une plus grande cohérence dans le fonctionnement cérébral
f) une meilleure coordination entre le corps et l'esprit
g) de diminuer l’anxiété, l’angoisse
h) de diminuer la consommation de café, d’alcool et de cigarettes
i) de diminuer la consommation de tranquillisants (somnifères, drogues)
i) d’améliorer le comportement et les relations sociales et réduction des conflits (chapitre n°2)
k) d’accroître la créativité et l’intelligence
l) d’améliorer les performances (sport, profession)
m) de réduire la criminalité et les dépenses liées à la santé (chapitre n°2)
n) de créer la paix mondiale (chapitre n°2)



2°  UNE SOLUTION SCIENTIFIQUE AU TERRORISME ET AUX CONFLITS


Des études scientifiques démontrent que la méditation transcendantale peut amener la paix mondiale.
Des recherches approfondies sur les conflits du Moyen-Orient montrent que la guerre et la violence sont désamorcées, des accords rapidement négociés et signés, dès que les tensions sociales s’atténuent. Ce résultat est à la portée d’un groupe qu’il convient d’établir au Moyen-Orient ou dans toute autre région en conflit.

La recherche confirme l’efficacité de cette approche.
La toute première mise en pratique de cette approche remonte à la guerre du Liban en 1982. Une étude quotidienne de l’impact qu’un groupe d’experts pour la paix a eu sur ce conflit, montre qu’en 1983 le nombre de pertes humaines a diminué de 76 %, précisément les jours où le nombre de participants à ce groupe était élevé (p < 10-7). En outre, la criminalité, les accidents de circulation, les incendies et autres indicateurs de tension sociale ont tous diminué significativement. D’autres causes possibles ont été exclues statistiquement (Journal of Conflict Resolution 32: 776–812, 1988).
*

Les mêmes résultats se sont vérifiés lors de sept expérimentations consécutives sur une période de deux ans au plus intense de la guerre du Liban, notamment :
• baisse de 71% du nombre de décès dus aux faits de guerre (p < 10-10)
• chute de 68% du nombre de blessés dus aux faits de guerre (p < 10-6)
• diminution de 48% de l’intensité du conflit (p < 10-8)
• accroissement de 68% de la coopération entre groupes rivaux (p < 10-6)

La probabilité que ces résultats combinés soient dus au hasard est inférieure à 1 sur 1019, ce qui fait de cette méthode de réduction des tensions sociales et des conflits la plus rigoureuse de l’histoire des sciences sociales (Journal of Social Behavior and Personality 17(1): 285–338, 2005).

En outre, l’influence globale sur le terrorisme de trois grandes assemblées d’experts pour la paix (Etats-Unis, 1983-1984 ; Pays-Bas, 1984-1985 ; Etats-Unis, 1985) a été étudiée rétrospectivement sur la base de données de la Rand Corporation. Le terrorisme a diminué de 72 % en moyenne au cours de ces trois assemblées par rapport à chaque semaine des deux années précédentes. Le seuil critique de 8000 participants à ces assemblées a été approché, voire dépassé ; seuil nécessaire pour exercer une influence de paix sur le monde entier. L’étude exclut tout autre facteur comme cause possible de la réduction du terrorisme, tels cycles, tendances, erreurs de données ou changements saisonniers (Journal of Offender Rehabilitation 36 (1-4): 283–302, 2003).


  UNE SOLUTION SCIENTIFIQUE AU TERRORISME ET AUX CONFLITS

Ph.D.John HAGELIN est américain. Il est professeur de physique en physique quantique. Il a effectué de nombreuses expériences reconnues par le monde scientifique démontrant que la méditation transcendantale peut amener la paix mondiale. Écoutons le:


Résumé traduit en Français :
 “Je vais vous montrer très rapidement quelques-unes des premières études, voici la 1ere, sans entrer dans les détails, elle se situe au Moyen Orient, au pire moment de la guerre du Liban au début des années 80. Il a été suggéré, sur la base de plusieurs études à moindre échelle, que si suffisamment de gens font ensemble l’expérience, et stimulent ce champ fondamental de paix intérieure, une influence de paix rayonnerait dans le comportement des gens à travers la société. Les gens se réveilleraient le matin et décideraient “bon ! je ne vais tuer personne aujourd’hui”
Quelle belle idée ! Qu’avec une vision large, moins étroitement crispée, moins étroitement centrée sur soi et stressée, ces actes terroristes désespérés n’ont pas vraiment de terrain fertile pour pousser.
Ce tableau (voir la vidéo) montre une ligne en pointillé qui monte et descend, ce qui représente la montée et la chute, sur une base quotidienne du nombre de gens qui méditent à Jérusalem, une moyenne de 1000 personnes plus ou moins.
La ligne pleine représente le progrès vers la paix, au milieu de la guerre dans le Liban voisin. Même sans l’usage d’une analyse statistique, vous pouvez presque voir dans les données brutes que le progrès vers la paix, en termes de baisse du nombre de morts, de blessés de guerre, et du nombre de bombes, monte et descend presque en parallèle avec le nombre de gens qui méditent en groupe irradiant cette influence de paix intérieure qui devient extérieure.



Quand on la soumet à une analyse mathématique, la probabilité que ce soit simplement dû à un coup de chance, dû au hasard, est au-dessous d’1 pour 10 000.
Être capable d’avancer avec une telle certitude que la méditation en groupe a permis d’éviter la guerre, est réellement une découverte remarquable.
Quand on l’a publié dans le “journal of conflict resolution” de l’université Yale cela produisit une tempête !Tout d’abord sa simple publication prit 2 années car les éditeurs l’ont passé en revue plusieurs fois avant de conclure que l’article était inattaquable.
Cet article était écrit selon un niveau de rigueur scientifique bien au-delà des normes requises pour une publication dans tout journal.
Donc les éditeurs du journal ont dû le publier mais ils l’ont accompagné d’une lettre disant que la conclusion est si inattendue, (soit : qu’1 millier de gens puissent influencer le comportement de millions d’autres) que d’autres scientifiques se devaient de répéter l’étude.
C’est exactement ce qui est arrivé dans les 2 années et quart suivantes : 7 autres collaborations scientifiques ont répété cette étude, formant et réunissant des groupes de méditation pratiquant la Méditation Transcendantale, et pour chacune d’elles durant ces 2 années et quart une réduction significative de la violence et de la guerre fut observée :
80 pour 100 de réduction de mortalité et de blessures de guerre comparé aux autres jours durant ces 2 années et quart ou il n’y avait pas de groupe de méditation, durant lesquels la situation se détériora légèrement par comparaison avec la positivité indiquée par les 7 barres (cf tableau sur la vidéo) montrant un progrès vers la paix hautement significatif au niveau statistique, pour chaque étude.
Si vous mettez tout cela ensemble la probabilité que cette réduction de la guerre soit encore une fois due à un coup de chance et non aux groupes de méditation est de moins de 1/10 000 000.
Il y a plus de certitude que la méditation de groupe puisse arrêter la guerre tout comme on appuie sur l’interrupteur d’une lampe pour que la lumière jaillisse, que de certitude que l’aspirine réduise le mal de tête, par exemple. C’EST UN FAIT SCIENTIFIQUE”

Équation : 


La masse critique de la Population mondiale se traduisant par cette équation :

Équation : mc = √ de 1 % de la population mondiale
[(▲ P x 1%)√] = mc
[(7 640 000 000 𝑋  1%)√] = 8740
  • ▲ P = Delta de la Population mondiale 
  •  mc  = Masse Critique
 8740 personnes est le chiffre correspondant à la masse critique résultant de la racine carrée de 1% de la population mondiale.

 


La masse critique à la date de publication de cet article 19/08/2018, pouvant agir effectivement par effet de rétrocausalité sur la totalité de la population est de ± 8740 personnes à l'instant T.

Les résultats d’une telle initiative :
• une réduction marquée et vérifiable du terrorisme et de la violence dans les 60 jours
• plus d’harmonie dans les relations entre les différents groupes de la région ou du pays
• plus d’ordre, de cohérence et une amélioration des tendances économiques et sociales
• et d’autres effets concernant plus particulièrement les participants au projet, une amélioration de la santé et de la résilience

Afin de garantir une paix durable, il suffit simplement de créer un réseau mondial de méditants MT générateur de cohérence « Gardiens de la paix mondiale » se relayant chaque 20 minutes 7/7 et h/24.


• Une heure étant divisée en trois fois 20 minutes : [8740 x 3 = 26220] soit 26220 méditants par heure.
• Une journée étant divisée en 24 heures : [22220 x 24 = 629280] soit 629280 méditants par jour. Sachant qu'une même personne peut méditer 2 fois par jour, cela nous permet de diviser ce chiffre par deux.
Ce groupe générateur de cohérence pourrait être composé de ± 314 640 méditants « Gardiens de la paix mondiale » répartis sur l'ensemble de la planète.

Conclusion : 


Je lance un appel, une bouteille à la mer.
J'invite toutes les personnes aisées à me contacter, afin de créer une fondation réunissant l'ensemble des Gardiens de la paix mondiale en vue de réaliser la paix mondiale d’une façon concrète et vérifiable, à la fois dans leur propre intérêt et pour le bien de tous.
Rien à perdre
La perspective de couper court à la tragédie de la violence au niveau mondial, rapidement et selon une approche validée par la science : cela peut paraître trop beau pour être vrai. Pourtant, la méthode scientifique veut que la confirmation ou l’infirmation de toute hypothèse se fonde sur un ensemble de critères strictement vérifiés.
C’est précisément le cas de la démarche préconisée ici.
Il n’y a rien à perdre et potentiellement beaucoup à gagner à appliquer cette démarche. Les coûts en sont tout à fait modiques : pour un investissement destiné à promouvoir l'utilité de la fondation, en vue de recruter et former à la MT des méditants bénévoles, sachant qu’un effet particulièrement significatif sera immédiatement constaté et validé.
Tout ce dont il est besoin, face à la crise actuelle que connaît le monde, est qu’une personne s’implique (dont acte) dans la constitution d'une fondation, d’un groupe de taille significative qui puisse être formé aux technologies pour la paix – environ la racine carrée de 1% de la population mondiale 7/7 H24 [± 314 640]  – En relation avec les scientifiques du "Global Union of Scientists for Peace" GUSP, il conviendra d’encadrer la mise en œuvre, la formation et le suivi de ce groupe.

Sources :


 

Quel journaliste aujourd'hui, connait l'existence même de la charte de Munich de 1971 ?


Charte de Munich de 1971




Pourquoi selon-vous tous les médias mainsteam s'accordent sur les mêmes sujets, alors que la pluralité des opinions devrait être respectée ?
Réponse en image ci-dessous (NB : Organigramme arrêté à la date du 9 mars 2017).


Si la charte de Munich, qui est au journalisme, ce que le serment d’Hippocrate est à la médecine, était respectée et appliquée, nous aurions droit à une information variée, objective, non censurée, avec des journalistes décomplexés.

J'ai pu vérifier auprès de ma fille, récemment diplômée d'une grande école de journalisme, si pendant ses études, cette charte lui avait été portée à sa connaissance. Réponse : Négative

Ne sommes-nous pas, aujourd’hui, dans ce « meilleur des mondes », où les informations frisent la propagande et le lavage de cerveau, où nos « gouvernants » s’érigent en maîtres à penser et ne supportent guère la contestation, et où le « bon peuple » est ravi de ne plus avoir à réfléchir puisque
d’autres, évidemment « plus savants », le font pour lui.


Les citoyens ignorent encore que les grandes écoles et les Académies nous enseignent le savoir, mais pas la connaissance pour laisser la place au même enseignement stéréotypé dans toutes les disciplines. 
On ne réfléchit plus, on « croit ». On écoute les diktats des « experts », la plupart du temps autoproclames, sans faire la moindre réserve quant à leur validité, oubliant souvent combien ceux-ci ont pu être démentis et ont même été au centre de certains scandales au cours des dernières années.
Cet instrument de manipulation, qui permet d’abolir tout sens critique et d’exploiter la crédulité des populations en les maintenant dans l’ignorance des faits essentiels de l’existence, a toujours été utilisé, mais à présent il opère sur une plus grande échelle grâce aux multiples moyens de diffusion.

Pour rester libre :
Mais pour être libre, il faut être informé, et la véritable information ne circule, à vrai dire, que dans certains magazines à tirage limité, et sur Internet où elle est noyée dans un fourre-tout parfois inextricable. Aussi, devons-nous apprendre à devenir responsable, à ne pas céder à la crainte du jugement des autres, à la peur habilement distillée par des pouvoirs qui refusent de prévoir comment et pourquoi leurs brillantes inventions actuelles deviendront les calamités de demain, car la simple logique leur échappe. 

Heureusement une partie de la population commence à prendre conscience que tous ceux qui détiennent un pouvoir en profitent impunément et que la plupart des hommes politiques sont, de gré ou de force, les otages des compagnies industrielles qui pourraient influencer leurs carrières.

Toutefois, la majorité, non seulement des Français mais aussi des populations mondiales, est ravie de ne pas être informée et ne cherche surtout pas à l’être.
Cela lui poserait de nombreux problèmes, l’obligerait à réfléchir alors qu’elle n’en a pas la moindre envie, et installerait chez elle des états d’âme, des peurs, des culpabilités et, surtout, risquerait de provoquer la remise en question de tout un système de vie et de pensée.

Rappel :

Les 10 devoirs de la charte du journaliste

  1. Respecter la vérité, quelles qu’en puissent être les conséquences pour lui-même, et ce, en raison du droit que le public a de connaître la vérité.
  2. Défendre la liberté de l’information, du commentaire et de la critique.
  3. Publier seulement les informations dont l’origine est connue ou les accompagner, si c’est nécessaire, des réserves qui s’imposent ; ne pas supprimer les informations essentielles et ne pas altérer les textes et les documents.
  4. Ne pas user de méthodes déloyales pour obtenir des informations, des photographies et des documents.
  5. S’obliger à respecter la vie privée des personnes.
  6. Rectifier toute information publiée qui se révèle inexacte.
  7. Garder le secret professionnel et ne pas divulguer la source des informations obtenues confidentiellement.
  8. S’interdire le plagiat, la calomnie, la diffamation, les accusations sans fondement ainsi que de recevoir un quelconque avantage en raison de la publication ou de la suppression d’une information.
  9. Ne jamais confondre le métier de journaliste avec celui du publicitaire ou du propagandiste ; n’accepter aucune consigne, directe ou indirecte, des annonceurs.
  10. Refuser toute pression et n’accepter de directives rédactionnelles que des responsables de la rédaction

Les 5 droits de la charte

  1. Les journalistes revendiquent le libre accès à toutes les sources d’information et le droit d’enquêter librement sur tous les faits qui conditionnent la vie publique. Le secret des affaires publiques ou privées ne peut en ce cas être opposé au journaliste que par exception en vertu de motifs clairement exprimés.
  2. Le journaliste a le droit de refuser toute subordination qui serait contraire à la ligne générale de son entreprise, telle qu’elle est déterminée par écrit dans son contrat d’engagement, de même que toute subordination qui ne serait pas clairement impliquée par cette ligne générale.
  3. Le journaliste ne peut être contraint à accomplir un acte professionnel ou à exprimer une opinion qui serait contraire à sa conviction ou sa conscience.
  4. L’équipe rédactionnelle doit être obligatoirement informée de toute décision importante de nature à affecter la vie de l’entreprise. Elle doit être au moins consultée, avant décision définitive, sur toute mesure intéressant la composition de la rédaction : embauche, licenciement, mutation et promotion de journaliste.
  5. En considération de sa fonction et de ses responsabilités, le journaliste a droit non seulement au bénéfice des conventions collectives, mais aussi à un contrat personnel assurant sa sécurité matérielle et morale ainsi qu’une rémunération correspondant au rôle social qui est le sien et suffisante pour garantir son indépendance économique.

Pour toutes ces raisons bafouées...

Les seuls journalistes résistants, indépendants, qui osent faire leur travail d'investigation en respectant cette charte à la lettre, sont immédiatement relayés aux rangs d'erratiques, de complotistes, confusionnistes, extrémistes, (tout ce qui se termine par ...iste) afin d'être ridiculisés, discrédités pour leur analyse différente de l'information mainstream, afin de consolider la pensée unique diffusée et surtout imposée par les médias détenus par l'oligarchie.

Quelques journalistes respectant cette charte (pour ne citer qu'eux) :

Découvrez aussi ce qu'est l'effet NUDGE. 

L'effet NUDGE ou la manipulation de penser orchestrée par les instituts de sondage à la demande de l'oligarchie.
Le travail considérable de recherche qu'a nécessité le montage de cette vidéo est tout simplement phénoménal !
Vous y découvrirez les techniques de manipulation utilisées lors de la campagne présidentielle de 2017.

 

The Connected Universe - L'univers connecté

 

Connaissez-vous le physicien Nassim Haramein ?

Tout d'abord, je tiens à préciser que bien que passionné de Physique Quantique, je ne suis pas Physicien, je suis cependant officiellement habilité par Nassim Haramein lui même, à le représenter ainsi que sa fondation, comme l'atteste le certificat "The Resonance Project Foundation Delegate Program" ci-contre. J'ai aussi accepté avec plaisir la mission de traduire, sous-titrer et doubler les vidéos de Nassim pour la France au sein de la "Resonance-Science-Fundation".




Nassim Haramein est né à Genève, il élabore dès l’âge de 9 ans les bases pour l’unification de la matière et de l’énergie qu’il appelle “l’univers Holofractographique”. Il cherche depuis une géométrie fondamentale de l’hyper-espace. Les domaines de la physique théorique, cosmologique jusqu’à la mécanique quantique, la biologie et la chimie, l’anthropologie et les civilisations anciennes, le passionne.



Nassim Haramein a découvert une géométrie spécifique, qui est pour lui, indispensable à la création: fondement de sa théorie des champs unifiés = sa théorie d’unification (une nouvelle solution des équations d’Einstein qui intègre le couple et les effets de Coriolis) et sa récente publication « Le Proton Schwarzschild », posent les bases de ce qui semble pouvoir être un changement fondamental dans notre compréhension actuelle de la physique et de la conscience.


Pour présenter ses recherches, il rédige de nombreux articles scientifiques publiés dans des revues à comité de lecture, réalise des films tels que « Crossing the Event Horizon : Rise to the equation », le film événement – “The connected universe” et fait d'innombrables conférences lors de tournées internationales.
Nassim Haramein dirige depuis 20 ans des équipes de recherche composées de physiciens, ingénieurs, mathématiciens et autres scientifiques. Il est le fondateur de l’organisation à but non lucratif : « theresonanceproject » : il continue à étudier son principe d’unification.
Si vous souhaitez connaître l'évolution de ses travaux et rester informé grâce aux vidéos que je doublerai, alors allez liker la page Française "Resonance-Science-Fundation-France" sinon, la page en Anglais ou réside Nassim à Hawaï : "Resonance-Science-Fundation".
Voici quelques extraits de mes doublages vidéo ci-dessous de Nassim Haramein sur  (sous-titrage et doublage avec ma voix)
Vidéo 1 : Extrait de l'influence de Buckminster Fuller et sur la géométrie du vide


Vidéo 2 : Extrait Nassim Haramein Planck spherical unit (PSU) - “Live with Nassim”


 

Vidéo 3 : Extrait Tetrahedron inside a sphere

 


La réalité est une illusion parfaite

La matière qui paraît réelle est constituée de particules intriquées, qui elles mêmes ne peuvent être considérées comme réelles. Ces particules au niveau quantique sont potentiellement partout à la fois, ne deviennent réelles uniquement lorsqu'on les observe, ainsi nous pouvons en déduire que la réalité manifestée par la matière n'est qu'illusion et ne devient réelle que lorsqu'elle est observée.
“You never change things by fighting the existing reality. To change something, build a new model that makes the existing model obsolete.” ― Buckminster Fuller
Cette citation prend tout son sens lorsque l'on prend conscience que puisque nous créons la réalité au moment même où nous la constatons, il est trop tard pour changer quoi que ce soit au moment même où cette réalité se manifeste face à nous. Ne pas accepter cette réalité holographique et vouloir y résister et lutter apparaît clairement comme une absurdité.
Il faut au contraire humblement et avec humour l'accepter, sans la combattre et comprendre que cette "Holo-réalité" qui s'impose à nous est tout simplement le résultat de ce que nous avons créé en amont par nos pensées. Conscient de ce constat, il nous suffit de revoir notre mode de penser emprunt de désirs profonds.

Niels Bohr avait raison et Albert Einstein avait pour une fois tort.

Bohr pensait qu'une particule était intriquée même à des années lumière de distance. Einstein au contraire affirmait que tout était décidé d'avance. D'où la célèbre phrase de Einstein qui disait ceci : "Il me plait à penser que même lorsque je ne regarde pas la lune, elle existe quand même". Les récentes vérifications de l'équation de John Bell en laboratoire réalisées à l'aide d'un laser (vidéo ci-après) par Alain Aspect grâce à la machine de John Clauser prouve définitivement que l'intrication entre les particules est bien réelle.
Conclusion : Einstein avait donc tort, la réalité n'existe que lorsqu'elle est observée. 

J'envisage un prochain article qui traitera du pouvoir de la MT Méditation Transcendantale et du pouvoir de l'intention sur la matière - avec des [ Preuves scientifiques ]

La Nooéconomie et la noopolitique sont l'avenir de l'île de La Réunion


La Nooéconomie et Noopolitique

Un jackpot à 1 000 milliards de dollars pour l’île de La Réunion.¹

L'économie de la connaissance est l'avenir de l'île de La Réunion
La connaissance est le nouveau pétrole, et la biodiversité, une source immense de connaissance, selon Idriss Aberkane. C'est l'équation du biomimétisme.

La Réunion est une gigantesque pétropuissance qui s'ignore.

Continuer à vouloir poursuivre désespérément un modèle de développement économique à l’infini basé sur des ressources finies est non seulement absurde, ridicule mais avant tout suicidaire, et pourtant c’est ce modèle que nous poursuivons tous actuellement.

• Imaginez une économie dont la ressource principale est infinie.
• Imaginez une économie dotée d’une justice intrinsèque,
• Une économie qui facilite et récompense le partage,
• Une économie où le chômeur a davantage de pouvoir d’achat que le salarié,
• Une économie où 1 et 1 font 3,
• Une économie ou lorsque je vous donne quelque chose, il m’appartient encore…
• Une économie dans laquelle tout le monde naît avec du pouvoir d’achat et où, enfin, le pouvoir d’achat ne dépend que de vous-même.

Ce nouveau modèle économique que propose Idriss Aberkane² est tout simplement évident ! Il s’agit d’un changement fondamental, d’un nouveau paradigme : La Nooéconomie.


La Nooéconomie c’est l’économie de la connaissance

La nooéconomie – l’économie de la connaissance – capture la totalité du développement durable et ouvre la possibilité de trivialiser en quelques années des problèmes que l’humanité a estimés insolubles. La nooéconomie lutte notamment contre la pauvreté tout en préservant la diplomatie et la sécurité, permet un développement économique prospère et durable. Ses prolongements sont :

La noopolitique c'est le pouvoir de la connaissance

La géopolitique est l’interaction du pouvoir et de la terre. La noopolitique est l’interaction du pouvoir et du savoir. Cette interaction est réflexive et disruptive : elle change profondément la géopolitique et l’art de gouverner, car elle s’intéresse à l’art de faire régner le savoir sur le pouvoir, et surtout pas à celui de faire régner le pouvoir sur le savoir, qui est la situation actuelle, et pour laquelle les esprits les plus brillants ont concédé leurs sciences aux États et aux guerres alors qu’ils auraient dû les concéder à l’humanité et à la paix.
La noopolitique reconnaît l’existence d’une noosphère, océan de savoirs autour duquel tous les États possèdent un littoral, grâce auquel ils peuvent compenser une défaite dans leur kinésphère, c’est-à-dire la sphère de leur liberté de mouvement. Ainsi les États contraints sont forcés d’innover, car les États sont cognitifs mais leur immaturité cognitive fait qu’ils attendent d’être contraints pour innover, comme la Chine aujourd’hui. Par ailleurs, les États, de même que les individus, ne connaissent pas leurs intérêts et agissent selon une rationalité très limitée. Si la géopolitique classique déclare que les États sont motivés par l’acquisition de pouvoir sur les autres, la noopolitique déclare que toute source de pouvoir est le pouvoir sur soi-même, ce qui fonde un stoïcisme d’État. Enfin, toute guerre ne peut exister que par la coexistence de connaissance et d’ignorance : il faut la connaissance de nuire à son ennemi et l’ignorance de nuire au conflit lui-même. Dans la connaissance absolue, les guerres n’existeraient plus.
Cette note a été écrite par Idriss J. Aberkane, qui est notamment chercheur affilié au Kozmetsky Global Collaboratory de l’université de Stanford.

Le Biomimétisme

L’art d’extraire de la connaissance de la nature.
Fais comme l’oiseau ! Ou comme le ver de terre. Ou le baobab. Imiter la nature : voilà le secret des innovations qui vont changer le monde. On appelle ça le biomimétisme. Le principe n’est pas neuf, il était déjà cher à Léonard de Vinci : « Scrute la nature, c’est là qu’est ton futur ». Le biomimétisme est le grand enjeu technologique de demain. Les plus belles inventions seront celles qui sauront s’inspirer des animaux et des végétaux. On pourra ainsi éclairer nos villes grâce aux méduses ou concevoir des GPS sur le modèle des fourmilières. Les exemples sont innombrables. Pour être high-tech au 22ème siècle, il faudra observer les organismes vivants et faire comme eux.
Savez-vous que La tour Eiffel est un exemple unique et insoupçonné du biomimétisme ? Gustave Eiffel s’est en effet inspiré de la structure intérieure d’un fémur humain pour son architecture en 1889. S’inspirer de la nature pour soigner, pour construire, pour fabriquer de façon durable? Voilà l’enjeu du biomimétisme.

Concrètement quels en sont les applications pour La Réunion ?
L'économie de la connaissance est l'avenir de l'ı̂le de La Réunion
La connaissance, c'est le nouveau pétrole : demandez à la Corée du Sud, sans ressources naturelles, elle exporte 20 % de plus que toute la Russie... La connaissance est le nouveau pétrole, et la biodiversité, une source immense de connaissance : c'est l'équation du biomimétisme. Or La Réunion est un "point chaud" de biodiversité dans l'Union européenne. Conclusion du syllogisme : l'île est une gigantesque pétropuissance qui s'ignore.

La technopole réunionnaise et ses gecko-technologies

Prenez le gecko diurne à poussière d'or, qui vit à La Réunion, il a inspiré la technologie "Abigaille", un robot biomimétique doté de la même faculté d'adhésion sèche que les pattes dudit lézard. Développée par l'université Simon Fraser de Vancouver et l'Agence spatiale européenne, Abigaille est promise à de nombreuses applications aérospatiales. Le MIT et Stanford, se sont eux aussi lancés dans la course aux gecko-technologies... Il ne tient qu'à l'île de La Réunion d'en être. Elle a déjà sa technopole, équipée d'un cyclotron, à laquelle ne manque qu'un esprit d'interdisciplinarité (et de sérendipité, car, comme toute technopole à la française, on n'y trouve pas un lieu de détente dès la nuit tombée), pour s'engager sérieusement dans le biomimétisme. Des entrepreneurs insulaires se sont déjà lancés, à l'image de Luciano Morel qui développe une solution de biorémédiation contre la pollution acoustique sous-marine, à base d'algues transformées.

La Réunion possède aussi les célébrissimes "crevettes-mantes", que l'on devrait plutôt appeler supercrevettes.


De la taille d'une grosse langoustine pour certaines, elles sont des encyclopédies vivantes de biomimétisme : capables de percuter leurs proies à plus de 1 500 newtons, elles provoquent une bulle de cavitation dans l'eau, la technologie de supercavitation des torpilles russes de type "shkval" - ou requin - qui équipe aujourd'hui l'Iran. Cette technologie induit une onde de choc lorsqu'elle s'effondre, et produit des étincelles de sonoluminescence, dont le record de température a été mesuré à 20 000 K soit la température à la surface du soleil... Un robot "Ninjabot" en a déjà été inspiré. Les yeux de ces bestioles contiennent aussi le meilleur écran solaire au monde (des Mycosporin-like Aminoacids pour la petite histoire) et seize cônes pour les couleurs, contre trois chez les humains, ce qui a aussi inspiré une caméra pour le diagnostic rapide de cancer sur biopsie. Supercrevettes, donc.

¹Un jackpot à 1 000 milliards de dollars pour l’ïle de La Réunion.

Ces deux espèces ne sont pas les seules qui intéressent les hautes sphères mondiales de la recherche et du développement. Les araignées endémiques des Mascareignes sont actuellement étudiées de près dans le but de produire des tissus high-tech ou encore des gants de protection professionnels destinés à empêcher les piqûres. D’après Idriss J. Aberkane, qui se base sur les différentes applications possibles et les gains déjà engendrés, "cette connaissance cumulée qui s’ignore dépasse en valeur un millier de milliards d’euros."

Des araignées aux tissus high-tech

On pourrait aussi parler de la technologie de la soie recombinante, à laquelle les araignées endémiques des Mascareignes pourraient contribuer, et qui est déjà à l'oeuvre comme matériau innovant dans l'aérospatiale civile et chez Lockheed-Martin, mais aussi dans l'industrie des gants de protection professionnels anti-piqûre, notamment du leader mondial Turtleskin. Pour le dire simplement, cette connaissance cumulée qui s'ignore dépasse en valeur un millier de milliards d'euros (plus de 33 000 tonnes d'or).
L'ancien professeur de maths, entrepreneur chevronné et fin historien de l'économie réunionnaise, René Fontaine, éclaire sur le passé et laisse beaucoup espérer de l'avenir : "Toute l'histoire économique de La Réunion repose sur des effets d'aubaine : d'abord le café, puis le sucre, ensuite les plantes à parfum comme le géranium, les avantages fiscaux, puis les grands travaux à l'image de la route des Tamarins et la nouvelle route du littoral"

Marier ethnodiversité et biodiversité

En attendant, les statistiques douanières ramènent à la réalité de l'état du marché. Selon René Fontaine, La Réunion doit importer autour de 4 milliards d'euros, pour un export de 300 millions. Certes le passage à la départementalisation a été très bénéfique, le PIB par habitant est passé de 15 % de celui de la métropole en 1946 à 60 % aujourd'hui, la mortalité infantile a dégringolé..., tout cela grâce à la manne financière, mais maintenant, c'est terminé. Le message était clair à la dernière visite présidentielle : débrouillez-vous. "Nous avons 115 000 analphabètes de plus de 15 ans ici (presque 1/8 de la population) et le chômage des jeunes, ce sont des énergies qui ne circulent pas et qui explosent au lieu de se transformer", avertit René Fontaine. Cette énorme manne financière qui gît sous nos pieds serait plus que la bienvenue dans le département où le chômage touche près de 45 % de la population active, dont 59 % de jeunes. Pour rappel, 42 % des Réunionnais vivent sous le seuil de pauvreté.
L'île, c'est certain, a laissé stagner bien trop longtemps son pétrole biomimétique et humain - 200 microclimats et presque autant d'endémismes. Et si le mariage de l'ethnodiversité et de la biodiversité était l'avenir de La Réunion ?

Sources :

  • ² Idriss Aberkane [Titulaire de trois doctorats, chercheur associé au Kozmetsky Global Collaboratory. Idriss Aberkane est un expert en neurosciences cognitives. Ambassadeur du Campus Numérique des Systèmes Complexes de l'UNESCO-UniTwin, il est chercheur à l'Ecole Polytechnique et chargé de cours à l'Ecole Centrale de Paris où il promeut l'utilisation du jeu comme moyen d'apprentissage. Consultant International ayant donné plus de 160 conférences sur quatre continents, dont cinq TEDx, et créé trois entreprises en France et en Afrique. Clients principaux : Pwc, Mazars, At Kearney, BCG, Alexander Forbes, Engie, Eiffage, BPCE, Chanel, etc. http://idrissaberkane.org/index.php/cv/ ]


  • https://www.youtube.com/watch?v=vi39Z0i0G1s 
  • http://idrissaberkane.org

 

La Blue Economie - Blue Economy



Toute révolution passe par trois étapes.

1. Ridicule. Si ce n’est pas ridicule, il ne s’agit pas d’une révolution.
2. Dangereuse. Par ignorance, une révolution est dangereuse parce qu’elle bouleverse un ordre établi, ancré depuis longue date.
3. Évidente.

Imaginez une économie où la ressource est infinie. Imaginez que la nature soit la plus grande source de connaissance sur terre. Imaginez un monde sans déchets, ou la prochaine fois que vous voudrez voir un déchet, il faudra emmener vos enfants au musée. Pour l’instant à nos yeux ce monde n’existe pas encore ! Pourtant ce monde existe bel et bien. Où? Dans la nature !
Lorsque la forêt perd ses feuilles à l’automne, on organise pas de système de ramassage, et l’Europe ne subventionne pas les vers de terre ? Pourquoi ? Parce que dans la nature tout déchet est un achat. Faut pas croire, dans la nature rien n’est gratuit, puisqu’une espèce pour survivre, elle doit dépenser de l’énergie pour aller chercher sa nourriture. Donc elle a une dépense énergétique, mais cette dépense énergétique est justifiée pour tout. Une feuille qui tombe est absorbée par un autre organisme qui va la chercher. Parce que dans la nature les chaînes de production communiquent, tout est lié interconnecté, c’est l’internet à la puissance +++. Alors que chez nous les chaînes sont en silo, cloisonnées. Une industrie qui fait tel produit une autre tel autre et chacun ses propres déchets sans communication ni interconnexion, il est impossible d’aller manger pour produire grâce aux déchets de l’autre….

Pourquoi cette Blue économie ne s’appelle‐t‐elle pas la Green économie ?

Parce que la Green économie tient en une phrase : Tout ce qui est bon pour vous et bon pour l’environnement c’est cher, et tout ce qui mauvais pour vous et mauvais pour l’environnement c’est bon marché !
Qui a créé ce système ? C’est mieux que rien mais c’est loin d’être suffisant. Ce que l’on voudrait c’est que ce qui est mieux pour nous et pour l’environnement soit moins cher, non ? Ça tombe bien, puisque c’est justement ce que fait dame nature, et la Blue Economy.

Gunter Pauli est présenté comme « le Steve Job du développement durable ».

C’est un géni entrepreneurial absolu, ce type a démontré que pollué [ZERO] est tout à fait possible et profitable. Il ne parle pas de polluer moins (exemple je vais polluer de ‐20% c’est comme si vous proposiez de voler de ‐20% dans le supermarché, donc de voler ‐20% les générations futures qui devront payer pour nous) C’est non seulement rentable, mais profitable et là ça change tout. Les entreprises, lorsque nous leur aurons démontré ce profit, n’auront pas besoin d’écotaxe ou de subvention, elles iront d’elles même sur cette voie qui leur sera profitable.

Machine à Vapeur contre l’esclavage.

Pourquoi l’abolition de l’esclavage s’est avérée plus rentable que la machine à vapeur ? Ce n’est pas évident comme décision ? Elle paraît ridicule comme ça…. Abolir du travail gratuit ? 1200 esclaves pour produire la même valeur qu’une machine à vapeur de 300 chevaux. 1200 esclaves coûtent plus cher à l’achat qu’une seule machine et coûtent plus à nourrir et à entretenir qu’une machine. Pourtant cette idée était ridicule, dangereuse et devenue évidente.
L’exemple (guerre de Sécession) d’Abraham Lincoln qui a souhaité abolir l’esclavage pour toutes les terres conquises vers l’ouest, tout en laissant le sud faire ce qu’il souhaite. Le sud malgré cette largesse qui leur a été concédée a contre toute attente souhaité faire Sécession, ce qui a conduit Lincoln à abolir l’esclavage sur tout le territoire des états unis. Parce qu’il n’y avait selon Lincoln aucune raison valable économiquement ni sur le plan humain (sic). Cadillac, Général Motors, Chevrolet etc ne se sont pas installés à Détroit pour le climat, mais parce qu’il y avait les machines à vapeur.
Selon Gunter Pauli de même que l’abolition de l’esclavage était le grand enjeu du 19°siècle, que l’abolition de l’apartheid celui du 20°siècle, l’abolition du déchet sera le grand enjeu du 21°siècle.

Comment met‐on cela en pratique ?

La Blue économie tient en une équation : [ déchet + connaissance = emploi ]
Dans un bilan [déchet = passif], donc il vient impacter la rentabilité par ignorance et manque de connaissance. Si vous l’associez à de la connaissance : [déchet + connaissance = actif ] et il augmente la rentabilité.
Les Coréens ont inventés une batterie à partir de mégots de cigarettes. Pour nous un déchet, pour eux une mine d’or. Adidas, fabrique des chaussures à partir des déchets plastiques récupérés en mer. Avoir l’audace de vouloir transformer quelque chose de nuisible qui ne vaut rien dont personne ne veut en mine d’or. L’ignorance, le cynisme et l’égo c’est : « Un déchet est une charge ! Je n’ai jamais réussi à valoriser un déchet, alors je ne vois pas comment, toi petit prétentieux, tu comptes t’y prendre pour réussir ? ». Voilà où nous en sommes actuellement.
Il faut être totalement stupide de croire que polluer la nature ne pourrait pas remonter jusqu’à nous, et avoir un niveau intellectuel de gamin. On retrouve du DDT dans le lait maternel des esquimaux. On retrouve de la cocaïne et du prosac dans la chaire des saumons sauvages. Nous sommes tellement saturés de métaux lourds que nos cimetières sont pollués.
Le pire déchet de l’histoire de l’humanité est l’oxygène. L’oxygène oxyde et dégrade tout, c’est une des raisons aussi pour laquelle nous vieillissons. Cela faisait plus de 500 millions d’années que la vie existait lorsque l’oxygène est apparu sur terre. L’oxygène est l’excrément produit sous forme de gaz par des cyanobactéries, qui s’insinuant partout jusque dans la haute atmosphère et les océans, détruisit absolument toute vie sur terre 9999 espèces sur 10000 ont disparu. Si le ciel et les océans sont bleu c’est grâce à l’ozone qui est du trioxygène, c’est aussi grâce à l’oxygène que la terre est verte. Si notre planète est un tel paradis de biodiversité, c’est grâce au pire déchet jamais produit. La nature à un tel pouvoir de transformer un enfer e paradis, cette capacité de transformer le pire déchet en mine d’or. C’est exactement de cela dont il faut nous inspirer dans notre économie.
Exemple : le marc de café était un déchet, jusqu’au jour où l’on a découvert qu’il était le meilleur composte au monde, répulsif contre les pucerons pour les plantes, gomme olfactive désodorisant masque les odeurs, on a donc décidé d’en faire du textile et de la lingerie plus agréable à porter que le coton d’Égypte. On peut aussi en faire un matériau du bio polystyrène biodégradable que l’on fait pousser dans des bacs rempli de déchets agricoles mélanger à du marc de café. On y plante des champignons type pleurote et les racines (mycéliums) vont croître et se répandre dans tous les interstices jusqu’à envahir le bac créant un matériau identique aux propriétés du polystyrène. Imaginez que vous venez de vous faire livrer de votre TV emballée dans ce matériau que vous jetez dans votre jardin après usage puisqu’il se biodégrade et en plus enrichit les sols. C’est aussi un très bon isolant phonique (5db/cm) et surtout thermique.
Avec un déchet on a fait un produit rentable. [Déchet + connaissance = Richesse]

FAQ

 Questions posées à Idriss Aberkane
« L’économie de la connaissance est un domaine grandiose, car, comme la connerie, elle est infinie »

Question : Que voulez-vous dire ?

Idriss J. Aberkane : Les ressources matérielles ne sont pas infinies. Si l’on veut une croissance infinie, le monde matériel ne suffit pas. En revanche, la croissance immatérielle infinie est tout à fait possible. Car ce monde immatériel, c’est le monde de la connaissance, c’est-à-dire les logiciels, les œuvres d’art qui, eux, sont infinis.

Question : Comment crée-t-on une économie de la connaissance ?

Idriss J. Aberkane : On n’a pas besoin de la créer, car l’économie de la connaissance a toujours été là. C’est même la plus vieille économie du monde. L’être humain a échangé des savoirs bien avant d’échanger de l’agriculture, de la monnaie ou des services commerciaux. Le feu, par exemple, c’est une économie de la connaissance, car il procède d’un échange de connaissances. Cet échange possède toutes les propriétés de l’économie de la connaissance : si je vous donne un savoir, je peux également le donner à quelqu’un d’autre ; en revanche, si je vous donne un billet de banque je ne peux pas le donner à quelqu’un d’autre. Cette économie de la connaissance est donc très ancienne, mais nous ne faisons que reprendre conscience de cette idée. Il n’existe en effet pas une seule activité sans connaissance.

Question : L’économie de la connaissance permet-elle une croissance plus saine que l’économie telle que nous la connaissons aujourd’hui ?

Idriss J. Aberkane : Indubitablement oui, puisque l’économie de la connaissance nous réconcilie avec la nature. Le grand cadeau de l’économie de la connaissance, c’est de nous dire qu’il ne faudra plus choisir entre nature et emploi. Depuis 200 ans, nous vivons dans un mensonge qui nous impose de choisir entre la nature et l’emploi. Et cela a engendré une vision écologiste et une vision industrielle qui s’opposent frontalement. Lorsque l’on prétend au contraire qu’il est possible de concilier nature et emploi, on prend des coups de feu des deux côtés !

Question : L’économie de la connaissance que vous appelez de vos vœux va-t-elle engendrer des bouleversements dans le monde du travail ?

Idriss J. Aberkane : Elle est déjà en train de le faire avec la robotisation de certains emplois. Cela permet de partager des richesses pour faire en sorte que chacun en tire un minimum. L’économie de la connaissance amène une série de nouvelles questions : à quoi sert le travail ? Sert-il à s’épanouir ? C’est le grand débat que la Silicon Valley a mené… et conclu : le travail sert à s’épanouir. Ainsi Google a-t-fl demande à ses architectes d’intérieur de créer des lieux qui permettent aux salariés de se sentir bien et de choisir leur bureau plutôt que leur couette !

Question : On peut cependant constater que cette pratique est marginale aujourd’hui…

Idriss J. Aberkane : Elle est marginale en nombre, mais pas en profit ! Google a montré que cette approche est pleinement profitable et, de toute évidence, Google ne perd pas d’argent. Une innovation commence toujours par être marginale. Toutes les révolutions passent toujours par trois étapes : ridicule, dangereuse, évidente. Prenez le droit de vote des femmes, la rotondité de la Terre, l’abolition de l’esclavage, l’héliocentrisme, la physique quantique, l’ordinateur… Le XXIe siècle est attelé à « silican valleyser » le monde…

Question : Avec ce discours avez-vous une position médiane entre écologistes et industriels?

Idriss J. Aberkane : Je n’occupe pas une position médiane, mais une position transcendante. J’utilise ce terme à dessein, car le juste milieu, c’est le compromis. Or ma position est transcendante : l’économie de la connaissance apporte le biomimétisme, à savoir que la nature est le plus gros gisement de connaissances au monde. Cela fait 4 milliards d’années que la nature fait de la recherche et développement. Cela signifie qu’un jour, les chefs d’État préféreront trouver de la biodiversité sur leur territoire plutôt que du pétrole. Des micro-États comme l’île Maurice ont déjà opté pour cette vision. Mais il est vrai qu’ils sont comme Google : ils sont minoritaires pour l’instant, mais leurs idées sont en train de se propager.

Question : La Corée du Sud a expérimenté un ministère de la connaissance. Son développement et sa vitalité peuvent-ils s’expliquer par la création de ce ministère ?

Idriss J. Aberkane : C’est plutôt l’inverse. Le gouvernement a entériné l’économie de la connaissance de la société civile coréenne. La Corée du Sud démontre qu’un pays est plus riche lorsqu’il est assis sur un gisement de connaissances plutôt que sur un gisement de pétrole. Dans l’histoire déjà, Venise, Tétra, le Machu Picchu, Santorin et Bagdad ont également montré cela. Au IXe siècle, Bagdad était beaucoup plus riche et puissante qu’à l’époque du pétrole. Dans cette ville, le prince était musulman, les architectes étaient zoroastriens et juifs, le maître d’œuvre était chrétien et le financier était bouddhiste. De Bagdad au LX6 siècle jusqu’à la Silicon Valley, tous les technopôles ont été des lieux de rencontre de civilisations. Souvenons-nous que Steve Jobs était le fils d’un immigré syrien et d’une immigrée allemande.

Question : Vous rappelez justement une rencontre qui a eu lieu en 1984 entre Steve Jobs et François Mitterrand. Le fondateur d’Apple avait alors déclaré au président de la République que les barils de pétrole de demain ce sont les logiciels. La France a-t-elle entendu les conseils de Steve Jobs ?

Idriss J. Aberkane : Non. Nous n’en avons malheureusement tiré aucune leçon. Steve Jobs constatait également qu’en France l’échec est considéré comme quelque chose de très grave. Or, on ne fait pas la Silicon Valley avec les premiers de la classe ! S’il y a bien une personne incapable de créer une startup, c’est bien le premier de la classe ! Malheureusement, la France a la culture des grandes écoles et du premier de la classe. Prenez l’exemple de eBay : peu de gens savent que cette société a été créée par un Français d’origine iranienne Pierre Omidyar. Il était à l’université Paris 7 et avait un projet d’enchères en ligne. Mais son idée est apparue ridicule, dangereuse, évidente comme nous l’avons déjà vu. Le projet a été finalement confié à un polytechnicien et a donné naissance à Price Minister qui n’est pas un leader mondial. Et pendant que les États-Unis lancent les idées de demain, la France lance des études de faisabilité et s’interroge sur la réglementation. C’est le cas de la voiture autonome.

Question : La France regorge de nombreux talents dans le domaine numérique, mais aucun groupe français ne parvient à se hisser au niveau des GAFAM. Pourquoi ?

  • GAFAM : Google Apple Facbook Amazon Microsoft
Idriss J. Aberkane : Il y a dix ans, on ne comprenait pas pourquoi je partais pour la Silicon Valley. Les décideurs publics ne comprennent toujours pas pourquoi il n’y a pas de Silicon Valley en France, car ils ne regardent pas là où il faudrait regarder. Ils parlent financement et investissements publics et ne pensent qu’au hardware au détriment du software. Or l’immatériel, c’est la culture de la Silicon Valley. Cette culture n’existe pas en France.

Question : Les réalisations françaises ne manquent pourtant pas : le label French Tech, les incubateurs, le réseau Numa…

Idriss J. Aberkane : À l’étranger, personne ne les connaît. La French Tech est comme Johnny Hallyday : mondialement connue en France ! Dans la compétition mondiale des technopôles, il y a la Silicon Valley qui flotte au-dessus de tout le monde et qui attire plus de 30 % des investissements. Paris n’attire que 1,1 % de ces investissements. Par ailleurs, on trouve d’autres pôles importants en Allemagne, en Chine, en Hongrie. Voilà le rapport de force actuel. En France, nous souffrons chroniquement de dissonance cognitive : nous nous croyons plus grands que nous ne sommes et oublions que nous ne représentons que 0,8 % de la population mondiale. Nous oublions également que le système classes préparatoires grandes écoles n’existe qu’en France. Notre arrogance nous joue des tours. Pourtant nous avons tout le potentiel. Je pense notamment à deux Français qui travaillent chez Tesla et dont le créateur Elon Musk ne se séparerait pour rien au monde. Et le plus intéressant est que ces deux Français ne sont ni polytechniciens, ni normaliens, ni centraliens, mais issus de campus universitaires plus modestes. C’est une leçon à retenir…

Source :  Article FAQ publié le 24/04/2015 à 10:43| Le Point.fr